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Histoire du premier poème

Wateau Patrick

Collection Diasthème

209 pages – 25 euros – ISBN 9782919121397

Opérer des rapprochements entre les
événements des temps anciens et ceux des
temps modernes est une manière de saisir
des lignes de force personnelles.
L’auteur commence par les Serments de
Strasbourg, premier texte écrit en proto-
français; suit l’évocation de la Cantilène
de sainte Eulalie, premier poème écrit en
français. L’histoire se passe au ix siècle,
époque où Charles le Chauve fit traduire
Denys l’Aréopagite par Jean Scot Érigène.
Ces deux philosophes étant à l’origine de la
théologie négative dans l’Occident chrétien,
c’est toute cette tradition qui se trouve
soulevée jusqu’à notre temps, lequel trouve
un brûlot dans la poésie d’Antonin Artaud.


Patrick Wateau, poète et peintre, est né en 1959.

Pour une approche plurielle de la schizophrénie

Petit Brigitte

collection Diasthème

Pour une approche plurielle de la schizophrénie

412 pages – 32 euros – ISBN 9782919121366

Que savons-nous de la souffrance et des troubles de personnes qui, un jour, ont décompensé sur un mode psychotique ? Quelles preuves scientifiques indubitables pourraient corroborer ce choix historique et sociétal de considérer la folie comme une maladie ? À partir de notre engagement sur plusieurs décennies dans des services de psychiatrie et d’une certaine sensibilité à l’endroit des singularités les plus complexes, nous rendons compte dans cet ou- vrage d’une autre manière de considérer ces moments de folie et proposons une approche plurielle, centrée sur ce que les personnes sont, au cœur même de leur existence, prises comme tout un cha- cun, dans les avatars de la condition humaine.

Au sein de l’expertise et de l’expérience professionnelles, l’inter- subjectivité doit puiser sa force dans cette humanité partagée, loin de l’assèchement insidieux de certains parcours de soins protoco- lisés, proposés aujourd’hui en psychiatrie.

Psychologue clinicienne, Brigitte Petit a exercé plus de 40 ans dans des services de psychiatrie adulte. Déléguée régionale Pays de la Loire de la Fédération d’aide à la santé mentale Croix Marine pendant 4 ans, membre du groupe permanent Santé mentale et psychiatrie de la Conférence régionale de la santé et de l’autonomie de l’Agence régio- nale de santé (ars) des Pays de la Loire pendant 6 ans, elle assure le par- rainage du Groupe d’entraide mutuelle (gem) de Nantes, est membre de l’association de familles de patients psychotiques adultes Pas à pas. Ses mandats l’ont amenée à participer à l’élaboration de nombreux projets en lien avec les soins, l’accueil des familles, le médico-social et le social.

Survies quelques tentatives

Sebbah François-David

collection Diasthème

Survies quelques tentatives

145 pages – 20 euros – EAN 9782919121380

Toute philosophie du survivant est-elle nécessairement au moins un peu mélancolique? Peut-être.
Est-elle exclusivement mélancolique? Peut-être pas.

Quelques tentatives, les recueillir sans les totaliser. Ce ne sera pas un traité de philosophie, ni un récit, ni un portrait ; pas non plus un poème… et pourtant. Ce serait plutôt comme une chanson qui enchante, en équilibre forcément instable, sur le l :

entre récit et ré exion, adresse et discours. Un livre pour aujourd’hui.

Des voix qui accompagnent – parmi lesquelles celles de Levinas et de Derrida, de Nancy et de Lyotard.

On peut aussi croiser dans ces pages un ou deux cyborgs ou posthumains, l’homme, la femme de Néandertal, Rabbi Jacob…
et quelques autres fantômes.

François-David Sebbah est Professeur de philosophie morale contemporaine à l’Université Paris Nanterre.
Ses principaux ouvrages sont :
Levinas, ambiguïtés de l’altérité (Les Belles Lettres, 2000) ; L’épreuve de la limite. Derrida, Henry, Levinas et la phéno- ménologie (PUF, 2001) ;

Levinas et le contemporain. Les préoccupations de l’heure

(Les Solitaires Intempestifs, 2009) ;

Qu’est-ce que la technoscience ? Une thèse épistémologique ou la lle du diable ? (Encre Marine/Les Belles Lettres, 2010) ; L’éthique du survivant (Presses Universitaires de Paris Nanterre, 2018).

Ethern

Lejude jean-marie

Collection Cahiers d’auteurs

Ethern

91 pages – 17euros – EAN 9782919121342

Le but : avancer sur le chemin du goût premier pour dépouiller les mots de leurs savoir-dire, à la poursuite d’une lueur, comme d’une partition oubliée.

L’auteur est metteur en scène de théâtre et opéra contemporains.

Filles de Delphes

Mireille Batut d’Haussy

collection Cinécrit

Filles de Delphes

294 pages – 20 euros – ISBN 978 2 919121 32 8

La fable fait éclater le récit, comme les mythes dont elle se nourrit en aveugle ; souvent, à son insu. 

Aucun contexte, détail matériel ou chronologique, ne parvient à lester assez le roman qui les accumule pour mieux nier leur poids, toujours lui échapper ; déplacer l’histoire sur une autre scène, parfois plusieurs en même temps. 

Les anecdotes, triviales ou mesquines que véhiculent les groupes d’époque, ne parviennent ni à intégrer ni à entamer les échanges, les combats singuliers qu’elles croisent, stigmatisent sans jamais les contaminer, les retenir ni leur appartenir. 

De l’actualité ne restent que les images brûlées d’une pellicule où pailles et sons ont échappé aux tissus usés qui prétendaient leur donner formes. 

Ce livre s’est construit, refermé, resserré, a fonctionné comme un piège, un labyrinthe de miroirs étagés où toute figure est vouée à épouser l’Autre sans retour. 

Moins pour accéder ou atteindre que pour communiquer en échos, de reflets en reflets. 

Mbh

La dernière page de « Filles de Delphes » est tournée que, comme le personnage d’Anne, « on refuse de quitter son siège » saisi par la mélancolie d’un passé non vécu.

La plume de Mireille Batut d’Haussy nous convie dans l’intimité fébrile de la danse, «  un corps, un vrai, c’est une âme qui brûle sa matière pour trouver sa lumière »,ou tourmentée de la peinture, « je ne terminerai jamais cette toile….il vaut mieux mettre fin à ce ridicule travail de Pénélope » . Elle nous installe dans un café fréquenté par Artaud et nous fait retrouver l’essentialité de notre enfance « le pire c’est quand les hommes, comme toi et moi, ne savent plus ni ce qu’ils aiment ni ce qu’ils veulent….jusqu’à ce qu’ils redeviennent assez petits pour rechercher le grand, l’unique aquarium qui voudrait encore d’eux. »

La même plume nous murmure « qu’édifier dans l’éphémère, avec le produit d’érosions immémoriales, c’est l’essence même de la poésie… »

Filles de Delphes est l’aventure des aventures de vies en quête de la sortie des labyrinthes.

Noir salle !

Jean-Marie Lejude, metteur en scène, écrivain.

Nelson n’était peut-être… même pas son nom

Mireille Batut d’Haussy

collection Cinécrit

95 pages – 15 euros – ISBN 978 2 919121 33 5

Ce qui est raconté, ici, de cette histoire, reste nommé selon son lieu et son temps d’amour en souffrance. 

Mais elle se rejoue chaque jour quelque part ; tous les jours en mille lieux. 

Et jamais rature n’a moins signifié oubli et dépassement. 

Fidèle à celle qu’on m’a forcée à être, je le suis à ceux pour lesquels je l’ai été. Je continue à les aimer d’un amour si fort qu’il me tient en vie pour continuer à les invoquer, à les appeler, pour dire Non en leur Nom, comme circule le sang de la parole donnée. 

Avec le désir profond de n’avoir plus à se retourner, chaque fois, parce que l’on porte en soi l’essence de cette histoire-là. 

Mbh

Avec Nelson n’était peut-être… même pas son nomde Mireille Batut d’Haussy on est dans l’Histoire, celle de la dictature. 

« Les serrures sont montées à l’envers », ce qui fait sortir les mots de leurs gonds ; ils sont tirés-éclatés au-delà des murs, des corps, des pleurs, des haines et des colères. Vers l’au-delà de l’incompris. Ils savent les lumières et le son cinématographiques aussi bien que le trop plein du vide des écrans. Ils ont le jeu des motscomme arme déstabilisante où s’inventent des faux noms pour des innommables. Ils ont la violence de l’épure toute crue qui trouble et fascine.

Et l’auteure de nous avertir : « tant que l’on n’a pas traversé la fascination du mal, tant que l’on n’a pas repoussé la tentation de ne faire qu’un avec soi, on ne sait pas qui l’on est. » 

Le récit en forme de film qu’elle nous livre est peut-être une partie de son Non.

Jean-Marie Lejude, metteur en scène, écrivain.

Jeanne, pour mémoire

Silvain Charreton

Collection Fil à Fil

charreton 1

Jeanne, pour mémoire

91 pages – 12 euros – ISBN 978 2 919121 31 1


« Je viens de lire « Jeanne, pour mémoire ».
Au-delà du livre, c’est un SMS qui m’est adressé avec l’urgence, l’essentiel et la rigueur de dire.
Au-delà de l’auteur, Silvain Charreton est un passeur d’Instants. »

Jean-Marie Lejude, metteur en scène, écrivain.


Riant aux papillons d’or

Nodé-Langlois Béatrice

collection Fil à Fil

BNL OCT 19 1

Riant aux papillons d’or

331 pages – 25 euros – ISBN 978 2 919121 28 1


Riant aux papillons d’or évoque une aventure vécue à la lumière du Roi Lear (Shakespeare). Ce genre d’aventure s’appelle aujourd’hui un « accompagnement ». Celui que j’ai accompagné, et continue d’accompagner dans ce « roman », est mon père, un quasi-centenaire qui a été ingénieur, vient d’être diagnostiqué Alzheimer, mais garde encore beaucoup, beaucoup de caractère.
L’accompagnante, la narratrice, est sa fille, peintre et écrivain dans la soixantaine. Presque tous les jours, de 2000 au 29 janvier 2004, elle est allée chez son père. Elle a observé avec émotion, admiration et agacement ses façons de parler et de se comporter. De vieilles oppositions en ont profité pour refaire surface. Les traces de chocs frontaux. Mais aussi des attachements et des attirances dont elle ne se doutait pas.
Ces quatre années furent à l’image de mon père : concrètes, tendres, courageuses, tragiques, cocasses, intemporelles, saugrenues.
« (…) Ce n’est pas vraiment triste. Ou pas encore. Ou pas tous les instants. C’est autre chose. Une sorte de révélation. La vie, notre vie, a changé de ton et d’allure. Nous avons moins envie de nous distraire. Ou moins souvent. Ou plus follement… Quelque chose d’autre a commencé. Qui n’est pas funéraire. Qui n’est même pas une agonie. Quelque chose qu’on ne sait pas. Qui prendra du temps ? Ou n’en prendra pas ? Quelque chose, en tout cas, de diablement là ! Plus diablement là que tout ce que nous pouvons goûter, toucher, voir ou entendre. De ce quelque chose nous ne connaissons que le nom : la mort (…) »

BNL